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Sarah Canary de Karen Joy Fowler

Karen Joy Fowler est une auteur que j’aime beaucoup et dont j’apprécie plus particulièrement le style d’écriture qui m’avait marquée lorsque je l’avais découverte il y a quelques années avec We are all completely beside ourselves, traduit en français l’année dernière sous le titre Nos années sauvages.

J’avais envie de lire d’autres livres d’elle et ai donc profité de mon dernier passage à Paris pour m’en procurer un nouveau. J’ai choisi celui-ci un peu par hasard, un peu aussi parce que la couverture m’avait laissé imaginer des choses ainsi que le résumé qui m’avait laissé entrevoir une histoire jeunesse pleine d’aventures un peu sauvages, un peu à la Karen Joy Fowler. Dès les premiers chapitres, j’ai pourtant vite compris que ce n’était pas ce à quoi je m’attendais.

Ceci est son premier roman publié en 1991 et qui nous raconte l’histoire d’un jeune homme chinois travaillant sur un chantier de chemins de fer en 1873 dans les environs de Washington. Sa vie sera bousculée le jour où une jeune femme étrange y apparaît soudainement et qu’il décide de la raccompagner à l’asile le plus proche. Karen Joy Fowler profite de cette histoire pour nous en raconter bien d’autres, surtout celle d’une époque qui connaissait plusieurs transformations, nous sommes tout de même au début de la Grande Dépression. Les thématiques qui y sont abordées sont la folie et l’évolution de son traitement médical ainsi que celle de la perception de la société par rapport à ce phénomène longtemps associé à des forces obscures ou occultes. C’est aussi une période où le féminisme prend de plus en plus d’ampleur, et l’auteur s’amuse à ponctuer son histoire de temps en temps par quelques pages rappelant quelques faits historiques qui ont marqué la société de l’époque. Ce roman c’est aussi une histoire de tensions raciales notamment ici entre les chinois et les indiens, et des dialogues parfois hilarants qui nous montrent à quel point nos préjugés sur les autres sont souvent loin de refléter la réalité des croyances et de ce qui fait chaque peuple.

L’écriture de Karen Joy Fowler était toujours aussi délicieuse, malheureusement je me suis ennuyée durant une bonne partie de la seconde moitié du roman, mais je pense que le niveau d’anglais y était aussi pour quelque chose. C’est un roman à lire quand même si l’auteur ou les sujets vous intéressent.

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